De retour de S4K (StartUp For Kids) qui avait lieu lundi 25 mars à l’école 42. Une journée d’ateliers et de tables rondes qui a rassemblé des élèves aux profils variés, venant de la primaire ou du collège, leurs enseignants mais aussi des parents d’élèves et de nombreux professionnels, afin d’échanger tous ensemble sur la question de l’inclusion scolaire. Retrouvez mon compte rendu de la journée et n’hésitez pas à partager vos impressions si vous y étiez également présents. 

S4K : effervescence et pluralité (dans la découverte, les échanges, les rencontres…)

Ce qui saute aux yeux, lorsqu’on prend part aux événements réalisés par StartUp for Kids, c’est déjà l’effervescence qui ressort de ces journées. Que ce soit les idées et projets innovants que l’on découvre sur les ateliers des Startup, la motivation et l’implication de tous les participants mais surtout l’intérêt marqué par les élèves pour ces innovations.

Pas une table d’ateliers sans tablettes ou ordinateurs et pourtant pas un atelier sans réflexions, échanges et travaux pédagogiques tous plus intéressants les uns que les autres. A se balader entre les différents groupes, on pourrait croire que le numérique a déjà été entièrement intégré aux pratiques pédagogiques. Ce n’est certes pas le cas mais on se dit que ça ne va que réussir à se développer. Car on comprend bien, à observer les élèves, que toutes ces innovations les intéressent et leur parlent. On comprend surtout que le numérique garde pour eux un aspect ludique même s’il est présenté dans un cadre pédagogique. Et c’est très bien ainsi ! N’y a-t-il rien de mieux que d’apprendre en s’amusant ?

Pour cette édition consacrée à l’inclusion scolaire, la pluralité était plus encore au cœur des rencontres et des échanges. Pluralité des profils des participants, que ce soit tout d’abord des élèves (âge, catégorie sociale et surtout niveau et capacité d’apprentissage) mais aussi des accompagnateurs, enseignants et intervenants. L’on comprend de suite que cette pluralité crée aussi l’effervescence de cet événement. Surtout, on se rend compte de sa richesse et de son importance. J’ai pu travailler avec des classes dont l’un des élèves était dyslexique sans que le reste de ses camarades le sache ou sache réellement de quoi il retournait. Lui-même ne savait pas comment l’expliquer. D’où l’importance de ces journées qui mettent en lumière ces profils, et les intègrent à leur juste place, simplement celle d’un élève qui désire apprendre.

Pluralité des pratiques aussi, des ressources et des idées qui naissent au travers du numérique et de certaines innovations et tous ce qu’elles permettent en terme d’accessibilité. Gommer les écarts en permettant à chacun d’apprendre à son rythme et à l’aide d’outils et de ressources qui lui sont appropriés. C’est certainement l’un des enjeux fondamentaux de l’éducation et je pense que nous pouvons tous à notre échelle y apporter notre contribution.

S4K : une journée à la rencontre des élèves

Comme nous avons passé la journée du côté des ateliers, c’est surtout avec les élèves que j’ai eu le plus d’échanges. Et cela tombe très bien. En effet, je m’adresse tous les jours aux enseignants, que ce soit en vrai lors des Webinaires ou d’événements ou que ce soit par écrit. Mais je n’ai vraiment que très peu d’occasions d’aller à la rencontre des élèves. Or leurs avis, leurs attentes mais aussi leurs habitudes, leurs comportements sont tant de choses auxquelles il faut se confronter pour comprendre les enjeux pédagogiques actuels.

Il est certain que pour continuer à communiquer avec vous, imaginer des séances avec les ressources de la Digithèque afin que vous puissiez plus facilement les utiliser, essayer de vous donner des clefs d’utilisation du numérique en classe, tout cela je ne peux y parvenir quand me mettant un peu à votre place. Et c’est pourquoi passer une journée entière à animer des ateliers pour des élèves entre 10 et 12 ans  est bénéfique et formateur pour moi, autant que d’échanger avec vous et d’apprendre de vos pratiques. (et si vous continuez comme ça vous allez presque me convertir ahah) Alors n’hésitons pas à se rencontrer, à organiser des ateliers directement dans vos classes, à échanger au maximum. Que ce soit en tête à tête, avec des classes ou des groupes d’enseignants, on est toujours plus agile, créatif, efficace dans la pluralité.

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