À la fin du mois de juin 2019, aura lieu cet événement que tu redoutes peut-être : le brevet des collèges. Pour t’aider à te préparer au mieux à cette épreuve, l’équipe Belin Éducation a préparé pour toi une proposition de corrigé au sujet du brevet d’Histoire-Géographie, tombé en juin 2019, en Amérique du Nord. 

Histoire : enjeux et conflits dans le monde après 1989.

EXERCICE 1 :  ANALYSER ET COMPRENDRE DES DOCUMENTS EN HISTOIRE (20 POINTS)

Document 1 : Les conséquences des attentats du 11 septembre 2001.

Source : Le Monde – 20 mars 2005

« En montrant la vulnérabilité de l’hyperpuissance américaine et la nécessité de faire front face à la menace terroriste internationale, les attentats du 11 Septembre ont changé pour un temps l’attitude américaine.

Rompant avec l’unilatéralisme[1], les États-Unis ont cherché […] à former une coalition[2] avec pour objectif la lutte contre le terrorisme érigé en pilier[3] de la politique étrangère. Cette alliance incluait des ennemis d’hier dont la Chine et la Russie, désormais considérées comme des alliés, quitte à passer sous silence les violations des droits de l’homme en Chine ou la guerre en Tchétchénie[4]. Les États-Unis ont également été amenés à s’impliquer davantage dans le conflit israélo-palestinien, et à s’engager militairement dans de nouvelles zones, principalement en Asie centrale et en Asie du sud et de l’est, mais aussi dans le Caucase. […]

La coalition qui est intervenue en Afghanistan contre le régime des talibans et Oussama Ben Laden était fort réduite. L’effort de guerre a été supporté exclusivement par les Américains. Britanniques et Français ne sont entrés en scène que tardivement dans ce conflit, avec des moyens militaires limités. »

[1] Unilatéralisme : attitude qui consiste, pour une puissance, à décider seule d’une politique étrangère, sans tenir compte de l’avis d’autres pays.

[2] Coalition : union momentanée d’États en vue d’une intervention politique ou militaire.

[3] Érigée en pilier : devenue centrale.

[4] Tchétchénie : région russe située dans le Caucase.

Document 2 : La puissance Américaine.

Source : d’après Le point – 10 novembre 2016.

Questions :

Document 1 :
1) Expliquez pourquoi l’auteur de ce texte évoque la Russie parmi « les ennemis d’hier » des États-Unis. (4 points)

L’auteur fait référence ici à la guerre froide. Cette période, allant de 1947 à la dislocation de l’Union soviétique en 1991, fut marquée par de vives tensions, intimidations et confrontations entre les deux superpuissances de l’époque : les États-Unis, d’une part, et l’Union soviétique (dont la Russie actuelle) d’autre part.

2) Montrez comment les attentats du 11 septembre 2001 ont bouleversé les relations des États-Unis avec les autres États. (3 points)

Ces attentats ont conduit les États-Unis à sortir de leur politique d’unilatéralisme en s’alliant avec d’autres puissances, y compris d’anciens ennemis comme la Chine ou la Russie, afin d’unir les forces lors d’interventions militaires. La formation de cette coalition marque une inflexion – temporaire toutefois – de la politique étrangère des États-Unis vers plus de multilatéralisme.

Document 2 :
3) Relevez 3 éléments illustrant la puissance militaire des États-Unis au début des années 2000. (3 points)

Les États-Unis ont installé près de 800 bases militaires dans 70 pays. Ils disposent d’une flotte de 3 646 avions de chasse – deux fois et demie plus que la Russie. Enfin, le budget consacré aux dépenses militaires est le plus important du monde, avec près de 600 milliards de dollars en 2015, loin devant ceux de la Russie et de la Chine.

Documents 1 et 2 :
4) Pourquoi peut-on toujours, au début du XXIe siècle, qualifier les États-Unis d’hyperpuissance ? (6 points)

Au regard des moyens militaires déployés, du budget dédié à la défense et de leur présence dans de nombreux pays sur tous les continents, les États-Unis sont plus que jamais, au début du XXIe siècle, une puissance militaire incontestable. Ils sont par ailleurs capables de mobiliser d’autres pays au sein d’une coalition, et d’intervenir, parfois presque exclusivement seuls, dans différents conflits. Les États-Unis ont ainsi investi 782 milliards de dollars depuis le début du conflit en Afghanistan. De plus, leur budget militaire dépasse de loin celui des autres puissances mondiales.

5) Relevez deux éléments montrant les limites de l’hyperpuissance américaine. (4 points)

Les limite de l’hyperpuissance américaine ont peuvent être démontrées par le fait qu’ils n’ont pas su mobiliser d’autres puissances dans le conflit en Afghanistan. Cela les a obligés à devoir supporter eux-mêmes une grande part des quelque 782 milliards de dollars de dépenses militaires liées à ce conflit – un coût extrêmement élevé, même pour une superpuissance. Par ailleurs, le nombre de soldats américains (un demi-million) semble faible au regard de leurs autres moyens militaires, d’une part, et des troupes chinoises, d’autre part. Les attentats du 11 septembre 2001 ont montré la difficulté de protéger le territoire américain.

Géographie : les espaces de faible densité (espaces ruraux, montagnes, secteurs touristiques peu urbanisés) et leurs atouts.

EXERCICE 2 : MAÎTRISER DIFFÉRENTS LANGAGES POUR RAISONNER ET SE REPÉRER (20 POINTS)

1) En vous appuyant sur des exemples vus en classe, rédigez un développement construit, d’environ vingt lignes, montrant que les espaces français de faible densité disposent d’atouts qu’ils mettent en valeur pour dépasser leurs contraintes. (15 points)

Les espaces de faible peuplement couvrent une partie importante du territoire national (environ 42 %). Ils se situent principalement dans les campagnes très éloignées des villes ou dans des zones de montagne inaccessibles. Si les contraintes naturelles, comme le relief, le climat rigoureux ou l’enclavement, ont contribué à leur désertification, certains territoires ont su les transformer en atouts afin de redevenir attractifs.

Quant aux espaces de montagne, dans les Alpes ou les Pyrénées par exemple, ils ont su exploiter les ressources hydrauliques abondantes pour produire de l’énergie électrique. Certaines régions vont également mettre en avant une image positive de la nature et de l’espace dans le but de développer des activités de loisir, du tourisme vert ou des résidences secondaires. Par exemple, la Savoie a réussi à aménager et à protéger sa faune et sa flore au sein d’un parc national, tout en développant autour une activité économique à travers les stations de ski. D’autres choisissent de mettre en valeur leur patrimoine culturel, comme Saint-Cirq-Lapopie qui bénéficie du label « Plus beaux villages de France », ou gastronomique, comme le village de Beaufort qui valorise son fromage.

Certains espaces réussissent à attirer de nouveaux habitants, prêts à s’installer durablement dans ces régions. Notamment grâce au cadre de vie proposé – loin de la ville, au calme et à proximité de la nature. Ces « néoruraux » s’y installent pour différentes raisons : un retour au pays au moment de la retraite, l’achat d’une résidence secondaire, un immobilier à des prix plus attractifs, un cadre de vie plus agréable… Enfin, les territoires ruraux rencontrant des difficultés économiques mènent différentes actions afin d’attirer les entreprises : l’octroi d’avantages fiscaux, des aides à la mise en place du télétravail, le développement d’une agriculture de qualité, l’amélioration des infrastructures routières…

Ainsi, les espaces de faible densité parviennent à transformer certaines de leurs contraintes en avantages attractifs. Ils peuvent cependant faire face à un phénomène de déprise ou à un flux touristique difficile à réguler.

2) L’inégale répartition de la population française.
  1. Pour chaque élément de la légende, choisissez un figuré adapté. (1 point)
  2. En respectant les figurés choisis précédemment, complétez la carte. (3 points)
  3. Nommez dans la légende l’espace de faible densité de population représenté par un cercle en gras. (1 point)

ÉDUCATION MORALE ET CIVIQUE :  Le respect d’autrui. Appréhender en situation que des valeurs de la République peuvent entrer en tension.

EXERCICE 3 : MOBILISER DES COMPÉTENCES ISSUES DE L’ENSEIGNEMENT MORAL ET CIVIQUE (10 POINTS)

Document 1 : Cinq célibataires sans enfant payent en 2018 l’impôt sur leurs revenus de 2017*.

Source : simulation à partir du site www.impot.gouv.fr.

Document 2 : La solidarité nationale.

Source : Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale. 19/09/2014.

« L’engagement de l’État en matière de solidarité remonte essentiellement au lendemain de la crise économique des années 1930 et de la Seconde Guerre mondiale. Il prend la forme de l’État providence : l’intervention de l’État dans la vie économique et sociale apparaît nécessaire afin de lutter contre la pauvreté et les inégalités et d’assurer la cohésion nationale.

Cette prise de conscience est inscrite dans le préambule de la Constitution française de 1946 (repris par celle de 1958) qui garantit le droit au travail, la protection de la santé, l’accès à l’instruction, la sécurité matérielle. […]

Concrètement, elle est à l’origine de la création de plusieurs institutions de protection sanitaire et sociale, reposant sur des systèmes d’assurance obligatoire organisés par l’État : la sécurité sociale est créée dès 1945 ; c’est également dans les années d’après-guerre qu’est mise en place l’assurance-chômage. La solidarité nationale est notamment financée par l’impôt sur le revenu, qui repose sur une redistribution des richesses, chaque citoyen y contribuant en fonction de ses moyens. »

Questions :

Document 1 :
1) D’après ce document, pour quelle raison les Français ne paient-ils pas tous un même montant pour l’impôt sur le revenu ?

Les Français paient un montant d’impôt qui dépend de leur niveau de revenus. Plus leurs revenus sont importants, plus le taux d’imposition est élevé.

Document 2
2) Recopiez la phrase du texte qui justifie que les Français ne payent pas tous un même montant pour l’impôt sur le revenu.

« La solidarité nationale est notamment financée par l’impôt sur le revenu, qui repose sur une redistribution des richesses, chaque citoyen y contribuant en fonction de ses moyens. »

3) Relevez trois dispositifs pouvant contribuer à lutter contre la pauvreté et les inégalités.

La création de la Sécurité sociale en 1945, la mise en place de l’assurance-chômage et l’impôt sur le revenu sont des dispositifs destinés à lutter contre la pauvreté et les inégalités.

Documents 1 et 2
4) Un de vos amis ne comprend pas pourquoi certains paient des impôts et d’autres moins ou pas du tout. Il trouve cela contraire au principe d’égalité. Vous lui expliquez pourquoi l’impôt sur le revenu est un outil permettant de combattre les inégalités.

En France, l’impôt sur le revenu dépend du niveau de revenus : chaque citoyen paye d’autant plus qu’il ne gagne plus. En l’absence de revenus ou en-deçà d’un certain montant, on ne paie pas d’impôt. Plus les revenus sont importants, plus l’impôt sur le revenu est élevé (jusqu’à 45 % de la tranche supérieure du revenu). L’impôt sur le revenu réduit donc le revenu net des foyers les plus aisés.

L’impôt sur le revenu finance le budget de l’État qui servira, notamment, à aider les personnes les plus démunies. Ainsi, les aides et prestations sociales octroyées par l’État sont financées par l’ensemble des prélèvements obligatoires, dont fait partie l’impôt sur le revenu ; elles permettent d’augmenter de plus de deux tiers le niveau de vie des 20 % des foyers les plus modestes.

Le système de prélèvement est donc progressif (10 % des foyers paient 70 % de l’impôt sur le revenu) et la redistribution vise à réduire les inégalités de revenus.

Nous espérons que cet article aura pu t’aider à réviser pour le brevet d’Histoire-Géographie. N’hésites pas à poser des questions dans la barre des commentaires ci-dessous, nous ferons de notre mieux pour y répondre ! 

Bon courage 😉 

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